Parkinson : les nerfs du coeur atteints
Selon de récentes recherches, il apparaît que la maladie de Parkinson ne s’en prend pas seulement au système nerveux central mais affecterait également des terminaisons nerveuses périphériques d’autres organes, notamment celles du coeur. Cette découverte qui permet de comprendre la manière dont se développe la maladie, pourrait déboucher sur un moyen de la prévoir et même de la prévenir.
La maladie de Parkinson entraîne la perte de certains neurones, d’où son nom de maladie neurodégénérative.
Tous les ans 8 000 nouveaux cas
Découverte en 1817 par un médecin britannique qui lui donna son nom, cette maladie se situe, par sa fréquence, au deuxième rang des affections neurodégénératives de l’adulte. Tremblements, raideurs des membres, lenteur des mouvements en sont les premiers symptômes. Touchant près de 100 000 personnes en France, cette maladie est caractérisée par la disparition d’un petit nombre de cellules nerveuses qui sécrètent de la dopamine, un neurotransmetteur. On ne connaît pas la cause de la destruction de ces cellules.
Une atteinte des terminaisons nerveuses du coeur
Goldstein et ses collègues1 ne cherchaient pas à répondre directement à cette question. Ils tentaient d’identifier les causes des chutes brusques de tension artérielle dont souffrent les patients atteints de la maladie de Parkinson. Les vertiges et les évanouissements étaient bien souvent attribués à des effets secondaires des traitements médicamenteux. L’équipe de chercheurs américains a examiné 29 patients grâce à la technique de tomographie à émission de positons (ou pet-scan) et a constaté, chez la plupart d’entre eux, que certaines terminaisons du coeur avaient régressé, même chez ceux sans crises d’hypotension. De plus, l’analyse des données permet d’exclure un lien entre le traitement médicamenteux et les chutes de tension.
Vers une explication des vertus du café prévenant la maladie ?
Ces terminaisons nerveuses produisent un neurotransmetteur proche de la dopamine appelé norepinephrine. Cette découverte pourrait permettre de déterminer les causes initiales de la maladie de Parkinson ou de prévenir son apparition.
De nombreuses études ont trouvé un lien entre l’absorption de café et la diminution du risque de contracter la maladie de Parkinson2,3, sans trouver d’explication. Or, la dopamine et la norepinephrine appartiennent à la même famille chimique et sont dégradés par la même enzyme, la COMT. L’absorption de café entraînerait une mobilisation plus importante de la COMT et augmenterait la concentration en neurotransmetteur. Elle pourrait donc prévenir la maladie de Parkinson. Cependant, cette hypothèse manquait jusqu'à maintenant de preuves scientifiques.

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