Partager l'article ! Témoignage d'une malade.: ÉLODIE BARTOLIC > tourcoingnordeclair.fr « Pourquoi je me bats ? Parce que j'aime la vie et parce que je ...
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« Pourquoi je me bats ? Parce que j'aime la vie et parce que je veux vivre. » Annick Dufour représente le Nord pour la Fédération française des
groupements des Parkinsoniens. Une maladie, encore méconnue du grand public, qu'elle s'attache à faire découvrir.
Depuis vingt-huit ans, la maladie de Parkinson fait route avec elle. « Un compagnon très fidèle », comme elle se plaît à l'appeler. À l'âge de 41 ans, le
diagnostic tombe comme un couperet. Commence alors pour cette mère de famille de quatre enfants, « un sacré combat » . « La maladie de la tremblote », Annick l'affronte
quotidiennement. Au départ, cela n'a pas été facile de l'accepter.
« Il m'a fallu six longues années pour effacer mes larmes », et elle ajoute : « Il était temps, je commençais à lasser tout le monde. » Baboune,
comme l'appellent affectueusement ses petits-enfants, est une battante au franc-parler. Son compagnon, Parkinson, elle l'évoque avec beaucoup d'humour. « S'il n'y avait pas d'enjeu, j'y
prendrais goût. J'aime ce qui est difficile. »
« Ce coquin de Parkinson »
Chaque jour est un nouveau défi. Pour se faciliter le quotidien, Annick a mis au point une série d'astuces. Pour que son visage ne se fige et n'oublie pas certains
gestes de la vie quotidienne, elle chante, rit et même siffle. Parfois, il arrive que ses interlocuteurs ne se doutent de rien. En 2002, Annick a fait analyser son écriture par une graphologue.
« Elle n'a décelé qu'une légère nervosité. Lorsque je lui ai dit que j'avais un Parkinson, elle n'en revenait pas. Je me suis dit youpi, j'ai gagné ! » En public, Annick cherche à
dissimuler sa maladie. « Ce coquin de Parkinson n'a pas intérêt à se montrer. » Son mari Marc, ainsi que sa famille sont un soutien inestimable pour elle. « Mes enfants me donnent
la force de me battre. » Lorsque ses proches l'appellent, « cela vaut n'importe quel médicament ».
Une artiste dans l'âme « Puisqu'il faut accepter la maladie autant la vivre le mieux possible. » Pour se détendre, la Mouvalloise s'adonne à des activités
artistiques, comme la peinture, la céramique, la broderie ou encore la couture. La nuit, lorsqu'elle n'arrive pas à trouver le sommeil, Annick écrit. Un exutoire qui l'apaise et lui fait oublier
sa maladie. « Dès le matin, encore alitée, mon corps tinte de tous les côtés. » Des textes, des poèmes, sur sa maladie mais pas seulement. Elle raconte des instants de vie et s'adresse
à ses proches. Le couple a habité pendant près de trente ans à Senlis, dans la région parisienne. Il y a huit ans, ils sont revenus habiter dans leur région natale et se sont installés à
Mouvaux.
Annick prépare actuellement un livre qu'elle intitulera Vive la vie, un témoignage d'espoir pour les malades et leurs proches.
w Annick Dufour, 93 rue Maxence-Van-Der-Meersch à Mouvaux. 03.20.24.15.33.